Bonjour à toutes et à tous,
Tout ces jours sans nouvelles !
Que le temps a dû vous paraître long, que la vie a dû vous sembler maussade et triste sans la pixi hebdomadaire. C’est regrettable et je vous comprend fort bien. C’est pourquoi je vous présente
toutes mes excuses et m’en vais vous conter la terrible histoire qu’il m’est arrivée (ceux d’entre vous qui ne se sentiraient point concernés par mes mésaventures peuvent aller directement voir
les nouvelles pixiletters, mais bon, c’est dommage, vous ratez quelque chose. Je ne vous
force pas la main. Si vous changez d’avis, rien ne vous empêche de revenir. Enfin, je dis ça...) :
Tout allait bien dans le meilleur des mondes, j’étais tranquillement installé devant ma machine. Je finissait de peaufiner la pixiletter numbeur tri et je m’apprêtais à la télécharger dans la
toile. Une petite pluie tombait depuis le matin. Venant d’une région que l’on qualifiera d’humide, je ne m’en souciais guère.
Lorsque je levais les yeux à la grosse horloge de mon bureau Linux, elle indiquait une heure extrêmement tardive. Je décidais de repousser au lendemain l’envoi de la newsletter hebdomadaire et de
rejoindre ma douce qui m’attendais lascive et offerte dans la pièce voisine. Avant de sombrer dans les bras de morphée ainsi que dans les siens, je lui lâchais un « il pleut quand même pas
mal dehors, c’est comme si qu’on avait une rivière juste à côté de la maison. » et elle de me répondre (ou peut-être était-ce l’inverse) : « ouai, bof, il pleut quoi ... » et
de nous endormir.
Nous fûmes réveillés par les cris désespérés du maire (c’est ça qu’est cool dans nos petits villages, on se fait réveiller par le maire en personne. Dans mon apart à Paris, jamais vu Delanoé
sonner chez moi.) « fo vit’ sortir vot’ voiture, elle est dans l’eau !! » Le temps d’ouvrir mes yeux, de faire la mise au point, de reconnecter mes neurones et je vis ça :
Elle tenta des danses incantatoires, mais rien n’y fit.
La cave s’était tranformée en piscine, les routes en rivières et les champs alentours en lacs. Sans l’aide précieuse de Matthieu (D-ZI-D.com)
nous aurions eu de l’eau plein la maison.
Le soir, il y eu une énorme tempête.
Qui dit tempête, dit panne de courant...
Donc plus d’électricité pendant trois jours.
Qui dit tempête, dit arbres tombés, sur les routes, sur les voies ferrées. Donc plus de trains.
Ça tombait bien, je devais me rendre à paris en train pour prendre l’avion ! J’avais un contrat avec Malabar en Norvège. Et plus de train...
Et pas de voiture non plus, ma courroie de distrib m’ayant lâchement quittée quelques jours auparavant en s’enflammant brusquement pendant que je commandais une galette à la boulangère !
C’est Nina (régisseuse sur ce contrat) qui vint de Toulouse en Visa afin que nous nous rendions à Nîmes. Nous partîmes donc pour Nîmes à 2 heures du matin laissant derrière nous ma mie agonisante
(la grippe venait de la foudroyer) dans une maison humide et sans électricité.
Je pense que l’enchainement inondations-tempête-conduite toute la nuit en Visa-journée d’avion-écart de température ne m’a pas fait tant de bien.
Je tombais donc malade dès mon arrivée en Norvège et je restais cloué au lit pendant deux jours pris d’une bonne grosse grippe qui vous achèverait un cheval. Heureusement, grâce à l’équipe qui me
relaya pendant mon agonisante maladie, nous pûmes faire ça :
Et nous rentrâmes en France (avec une gueule de bois monumentale et deux doigts aussi brulés que ma courroie de distrib dûs à la soirée bien arrosée de la veille en compagnie de gros marins
russes, soirée qui ne m’a pas aidée à me remettre sur pied plus rapidement).
Là, m’attendais ma mie, guérie, fraîche et pimpante, prête à me soutenir dans ma longue convalescence.
Ensuite, quelques jours de tournage et une fête d’anniversaire.
Voilà pourquoi j’ai mis un peu de temps à refaire surface. Les pixiletter que je vous propose sont des image prises il y a quelques temps au cours de mes pérégrinations. Ce sont de petits moment
sans prétention. J’espère que vous en apprécierez leur simplicité.
Bonne Pixi. :)
Gyomh